Pastourelle

une parole parmi tant d'autres, mais une parole quand même

 

Petite méditation bilingue pour Pâques 2 avril 2013

Classé dans : Prédications — pastourelle @ 11 h 45 min

Pâques est vraiment la fête des inattendus : une fête, celle de la Pâque juive qui se transforme en deuil, un deuil qui ouvre à l’allégresse et à l’espérance. Imaginez ce que, en 3 jours, la vie des disciples, au sens large, a pu changer.

Pâques est un mélange de sentiments : la peur, la tristesse, certainement la haine, le désespoir, la joie, l’émerveillement. Vous savez, quand trop de sentiments s’entremêlent, on ne sait plus s’il faut rire ou pleurer, crier ou se taire. Comme ces femmes qui, après avoir vu l’ange, ne savent plus si elles doivent avoir peur ou se réjouir.

Pourtant, par 2 fois, elles ont la réponse, elles ont l’orientation à prendre : « N’ayez pas peur ». Alors, si elles n’ont plus à avoir peur, il ne leur reste qu’à se réjouir ! Se réjouir car l’échec apparent de la croix s’est mû en triomphe de la résurrection.

Mais cette prise de conscience est d’une violence extrême pour ces femmes, car c’est de l’ordre de l’impensable, de l’inimaginable. Aujourd’hui, que l’on soit chrétien ou pas, que nous y croyions ou pas, le concept de résurrection est connu. Mais ces femmes, comment pouvaient-elles réagir autrement que par l’effroi et la crainte devant l’inconnu… même si l’ultime était tout de même une bonne nouvelle, La Bonne Nouvelle.

 

Nous ne pouvons pas savoir ce que marcher et vivre auprès de Jésus pouvait être. Nous ne pouvons pas revivre le désarroi des disciples voyant leur maitre sur la croix. Nous ne pouvons qu’imaginer leur tristesse. Nous ne pouvons subir le choc de ces femmes devant le tombeau vide. Tout cela nous ne pouvons que l’imaginer et extrapoler. Mais il y a bien une chose dont nous pouvons nous réjouir aujourd’hui, avec les disciples et avec les femmes au tombeau, une chose qui nous met aujourd’hui encore debout et en route, c’est la force de la résurrection qui résonne dans nos cœurs, dans nos vies.

 

Rendez-vous compte, cette résurrection nous annonce tant de bonnes nouvelles :

- tout d’abord, Dieu nous aime, allant jusqu’à accepter que son fils unique soit livré à la vindicte populaire, à la mort

- Dieu nous aime tellement qu’il ne souhaite pas que nous vivions dans l’angoisse : l’angoisse de la mort, l’angoisse du vide, du néant, de sa non-présence. Il nous aime tellement qu’il nous donne ce message : la mort n’est pas victorieuse, ce n’est pas elle qui a le dernier mot : c’est la vie qui triomphe.

Cette annonce, elle n’est pas pour l’ultime fin de vie, elle doit se vivre dans notre quotidien : quand nous traversons des périodes sombres, lorsque les ténèbres obscurcissent nos réveils, nos couchers… ayons au cœur l’assurance qu’elles ne gagneront pas car c’est la vie qui triomphe, la vie donnée par Dieu, notre vie aimée par Dieu.

 

N’ayez pas peur ! N’ayons pas peur de prendre pour nous le message de la résurrection. Mais entendons encore les paroles du Christ aux femmes : « N’ayez pas peur et allez dire… ». Les femmes sont allées dire, les disciples sont allés dire… ils sont allés dire la bonne nouvelle de la résurrection. Sans leur parole, pas de communauté de croyants. Sans nos paroles, la nouvelle se perdrait. Mais elle est là, toujours présente en nos cœurs et notre mission est de la propager au plus grand nombre : Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! Alléluia !

 

 

Easter is truly a celebration of the unexpected: a party, the celebration of the Jewish Passover, is turned to mourning—mourning that erupts in rejoicing and hope. Just imagine how greatly the disciples’ lives were changed in the space of three days. Easter is a bundle of mixed emotions: fear, sadness, certainly hatred, despair, joy, and wonder. You know when you feel so many things at once you don’t know whether to laugh or cry, to shout out or be silent. Just like these women who, when they had seen the angel, didn’t know whether to be afraid or to rejoice.

And yet, twice over, they are given the answer, the direction they should take: “Do not be afraid”. So there they have it, they are not to be afraid; all that is left is to rejoice! Rejoice because the apparent failure of the cross has turned to triumph in the resurrection.

 

And yet the realization is almost violent for these women because it is naturally impossible, unimaginable. For us today, whether we are Christian or not, whether we believe in it or not, we are at least familiar with the concept of the resurrection. But how could these women have reacted with anything but fear and trembling faced with such a great unknown—even though ultimately it was very good news—THE Good News.

 

We can’t really know what it must have been like to walk and live with Jesus. We are not capable of reliving the disillusionment of the disciples as they witnessed their master, hanging on a cross. We cannot imagine their sadness. We cannot experience the shock of those women before an empty tomb. All of this we can only try to imagine and reconstruct. But there is one thing that gives us cause today for rejoicing, along with the disciples and the women at the tomb, one thing that sets us on our feet and on our way. It is the power of the resurrection that reverberates in our hearts and in our lives.

 

Do you see it? This resurrection announces for us truly good news:

  • First, God loves us so much, that for us he delivered his only son over to a public trial and execution.
  • And secondly, God loves us so much that he wished to deliver us from a life of despair: the despair of death, the despair of emptiness and void, of his non-presence. He loves us so much that he is giving us this message: death is not victorious, it does not have the last word; life has triumphed!

This proclamation does not concern only our final sort at the end of life; it is meant to be lived out daily: when we go through dark times, even when darkness seems to veil our every moment, waking or sleeping…let guard close to our hearts the promise that the darkness will not prevail, because life is victorious, the life that is given by God, our life that God has loved.

 

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Youssef ALLOUCHA |
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