Pastourelle

une parole parmi tant d'autres, mais une parole quand même

 

la graine semée a toutes ses chances – baptême – 14 juillet 2013 25 novembre 2013

Classé dans : Prédications — pastourelle @ 15 h 53 min

Ephésiens 4, 4-6; Matthieu 13, 1-9

Vous savez comme nous nous réjouissons à chaque fois d’accueillir des familles pour célébrer des baptêmes. Car cela nous rappelle à chaque fois notre propre baptême et l’amour de Dieu signifié à ce moment-là. Car si c’est une fête pour la famille, c’est également une fête pour la paroisse. Caroline nous disait que le baptême est pour elle la célébration de la vie et c’est bien cela : se rappeler de l’amour de Dieu pour nous, se rappeler du don merveilleux de la vie : quel plus beau cadeau que la naissance d’une enfant ! C’est donc un jour de fête : Charlotte et Juliette ont été baptisées.

Alors, il ne s’agit pas d’un baptême protestant comme on peut l’entendre parfois : elles ont été baptisées au sein de l’Eglise chrétienne et il n’y a qu’un seul baptême comme nous le rappelle Paul dans l’Epitre aux Ephésiens : « Il y a un seul corps et un seul Esprit, tout comme vous avez aussi été appelés dans une seule espérance, celle de votre appel ;

5il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,

6un seul Dieu et Père de tous,

qui est au-dessus de tous, par tous et en tous. »

Un seul baptême en Christ qui nous réunit aujourd’hui.

 

Si nous baptisons, c’est que Jésus nous l’a demandé : « Jésus s’approcha et leur dit : Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. 19Allez, faites des gens de toutes les nations des disciples, baptisez-les pour le nom du Père, du Fils et de l’Esprit saint, 20et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai commandé. Quant à moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »

Le réformateur Martin Luther disait à propos du baptême et surtout en plein milieu de querelles théologiques : « C’est un ordre, ne discutez pas, ne cherchez pas à comprendre, exécutez ! »

Alors, nous exécutons et nous baptisons.

 

Nous baptisons d’eau et d’esprit, même si l’esprit nous avons du mal à le concevoir concrètement. Pourtant si Jésus nous dit que l’esprit est présent au moment du baptême, nous ne pouvons que le croire. D’ailleurs, l’esprit c’est lui qui touche les cœurs, c’est lui qui touche le cœur de Charlotte et de Juliette, même si aujourd’hui elles sont peut-être trop petites pour saisir la chose… D’ailleurs, même pour les plus grands ces choses-là restent complexes.

Car lorsque je parle d’esprit qui touche les cœurs, je veux bien sûr parler de la foi.

 

Vous avez déjà du entendre des parents se lamenter de ne pas avoir réussi à transmettre la foi à leurs enfants. Je suis même sûre qu’ici certains se plaignent de cet « échec ». Mais rassurez-vous, vous n’êtes pour rien dans la transmission de la foi ! Car la foi, c’est une histoire personnelle avec Dieu : la foi se joue entre Dieu et moi et personne ne peut interférer : personne ne peut me forcer à avoir la foi et personne ne peut m’empêcher d’avoir la foi.

 

Mais la foi, qu’est-ce que c’est au juste. Une intime conviction qui nous pousse à avoir confiance, toute confiance et en tant que chrétiens, cette confiance est en Dieu que nous la mettons, dans le Dieu de Jésus-Christ que nous pouvons découvrir dans la Bible.

Avoir la foi, c’est donc avoir confiance, mais également vivre, mettre en pratique ce que Dieu nous enseigne à travers la Bible, qui n’est autre que la Parole, sa Parole.

 

Alors, Pierre et Caroline, je vais vous soulager d’un poids : vous n’avez pas à transmettre la foi à vos filles : vous n’êtes tout simplement pas en capacité de la faire… je ne suis pas en capacité de la faire, ni personne ici présent ! Car c’est une affaire entre Charlotte et Dieu, entre Juliette et Dieu. Donc, la foi de vos filles, vous n’y pouvez rien. Par contre, vous pouvez faire une chose : semer ! Exactement comme le semeur de la parabole. Cette parabole que vous avez choisie avec tant d’autres passages de l’Evangile de Luc.

 

Dans ce passage de l’Evangile, un semeur sème un peu partout, on peut même se dire qu’il n’est pas très consciencieux puisqu’il laisse tomber des graines dans des endroits où, c’est sûr, elles ne pousseront pas : sur la pierre, dans les épines… Seule une partie de la semence va atteindre la bonne terre et pousser. Le semeur sème sans se soucier de l’endroit mais seules les graines tombées dans la bonne terre germeront.

 

Alors, en tant que parents, nous sommes comme ce semeur, nous distillons des informations, nous tentons de partager des valeurs, en fait, nous préparons le terrain pour que le jour où nos enfants ressentiront un attrait particulier pour Dieu, ils ne soient pas perdus et sache de quoi il retourne. Tout comme le semeur doit préparer sa terre avant de semer.

Alors, vous allez me dire : c’est bien beau, mais dans la parabole du semeur, il y a les ronces et tout ce qui fait obstacle à notre relation à Dieu. Est-ce que cela veut dire que certaines personnes sont destinées à ne pas croire, à ne pas entendre ? Je ne le pense pas. Ce n’est en tout cas pas ma conception de la liberté humaine. Mais il est vrai que certains vivent dans des milieux où on ne fait pas de place à Dieu : si la graine y tombe elle est arrêtée par les ronces !

 

D’autres se disent totalement indifférents : la graine peut tomber, ils l’étouffent tout de suite.

Mais pourtant, je suis persuadée que même si la graine tombe dans une terre peu propice, elle a quand même des chances de germer. A Nyons, dans mon ancienne paroisse, nous avions un figuier qui poussait tous les ans dans notre escalier. On avait beau l’arracher tous les ans, il repoussait ! Je vous le dit : si la graine doit pousser, elle trouvera à coup sûr les moyens de le faire !

 

L’important est de semer et de toute façon, en tant que chrétiens, que parents, nous n’avons que cela à faire, une fois que la graine est semée, nous la remettons entièrement entre les mains de Dieu.

Aujourd’hui, avec le baptême de Charlotte et de Juliette, nous avons semé une graine, une grosse et belle graine : celle de l’amour de Dieu. A elles maintenant de laisser germer la graine. Et si elles décident un jour de couper l’herbe, d’essayer d’arracher les racines, de calquer la porte de la grande famille chrétienne, qu’elles sachent que nous serons toujours présents pour elles, quoi qu’il arrive.

Qu’elles sachent également que Dieu ne se vexe pas d’un refus, il s’attriste de voir s’éloigner un enfant, mais ne se vexe pas.

Alors, Pierre et Caroline, vous tous ici présents, vous pouvez continuer à semer, aucune graine ne se perd définitivement !

Amen.

 

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