Pastourelle

une parole parmi tant d'autres, mais une parole quand même

 

Aumônerie synodale – les 5 sens – le toucher 9 décembre 2013

Classé dans : Prédications — pastourelle @ 18 h 27 min

Salutation

Bienvenue à toutes et à tous, à ceux qui viennent de loin, ceux qui viennent de près, ceux qui sont là depuis hier, ceux qui sont arrivés juste à temps, ceux qui n’ont rien préparé, ceux qui connaissent tous les documents par cœur, qui ont annoté et préparé des vœux, bienvenue aux nouveaux, aux anciens et aux invités.

Introduction

Vous le savez, le dossier central de ce synode aborde la fin de vie. Les rapporteurs nous ont rendu le sujet intéressant, attrayant, nous ont permis de lancer le débat dans nos paroisses grâce à des animations adaptées.

Vous avez tous retenu le jeu de mots dans ce titre du rapport : fin de vie – faim de vie. Si il y a, c’est sûr, une fin à la vie, espérons qu’elle soit vécue par les uns et les autres avec envie. Que chacun puisse croquer la vie à pleine dent. Notre vie, quelle est-elle ? Elle n’est que ce que nous en faisons, elle n’a de sens que celui que nous lui donnons. Le sens de notre vie engage notre corps entier, engage nos sens. Les sens, ce sont bien eu qui nous permette de profiter pleinement de notre vie : gouter, sentir, entendre, voir, toucher.

Nous avons faim de vie et cette vie, nous allons la partager en redécouvrant dans la Bible des épisodes où les sens sont mis en éveil : 5 sens, 5 temps d’aumônerie, on ne pouvait pas faire mieux !

 

Pour entrer dans ce premier temps d’aumônerie sur le toucher, je vous invite à chanter :

Chant : 229 – Touche nos oreilles

 

Ce matin, ou hier soir, en arrivant, vous vous êtes salués par une poignée de main ou une embrassade fraternelle.

Mais peut-être n’avez-vous pas salué votre voisin de table, alors je vous invite à échanger une poignée de main, une bise, une accolade…

J’en étais sûre, tu ne peux pas t’en empêcher… C’est bon, ce n’est pas le pays des bisounours, tout le monde n’a pas envie de faire des poutoux, d’être touché physiquement. Si vraiment tu en as besoin, on fera une séance de free hugs à la pause (image projetée)

Mais pour en revenir au thème du toucher, rappelez-vous de Jésus au milieu de la foule et de cette femme qui tente le tout pour le tout pour être guérie. C’est dans l’Evangile de Marc que nous lirons ce texte

 

Texte

Marc, au chapitre 5 (versets 21-34) :
21Jésus regagna l’autre rive en bateau, et une grande foule se rassembla auprès de lui. Il était au bord de la mer. 22Un des chefs de la synagogue, nommé Jaïros, arrive ; le voyant, il tombe à ses pieds 23et le supplie instamment : Ma fille est sur le point de mourir ; viens, impose-lui les mains, afin qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. 24Il s’en alla avec lui. Une grande foule le suivait et le pressait de toutes parts.

25Or il y avait là une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans. 26Elle avait beaucoup souffert du fait de nombreux médecins, et elle avait dépensé tout ce qu’elle possédait sans en tirer aucun avantage ; au contraire, son état avait plutôt empiré. 27Ayant entendu parler de Jésus, elle vint dans la foule, par-derrière, et toucha son vêtement. 28Car elle disait : Si je touche ne serait-ce que ses vêtements, je serai sauvée ! 29Aussitôt sa perte de sang s’arrêta, et elle sut, dans son corps, qu’elle était guérie de son mal.

30Jésus sut aussitôt, en lui-même, qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule et se mit à dire : Qui a touché mes vêtements ? 31Ses disciples lui disaient : Tu vois la foule qui te presse de toutes parts, et tu dis : « Qui m’a touché ? » 32Mais il regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela.33Sachant ce qui lui était arrivé, la femme, tremblant de peur, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. 34Mais il lui dit : Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix et sois guérie de ton mal.

 

Commentaire

Jésus a une mission à accomplir : il doit sauver la fille de Jairos. Mais il est stoppé dans sa marche par un geste : le geste d’une femme désespérée. Certes, elle n’a touché que son vêtement, mais le manteau de Jésus, c’est Jésus. Voyez comme, au milieu de la foule, il sait que quelqu’un a touché son manteau dans un but bien précis puisqu’une force s’est échappée de lui.

Je n’aurais pas aimé être à la place de la femme lorsque Jésus a dit : « qui m’a touché ». Mais elle ne se défile pas, elle avoue la vérité : sa maladie, son découragement. Et Jésus est touché par cette femme. Touché dans tous les sens du terme : touché physiquement par ce geste de la femme qui tend la main sur son vêtement ; touché également plus intimement, au plus profond de lui-même et il ne peut rester sans rien faire. Mais si nous lisons bien ce texte, Jésus ne fait rien, en tout cas, rien de volontaire. On pourrait presque dire que la femme lui vole cette force qui va sortir de lui et la guérir. Jésus n’a pas été sollicité dans les règles comme on peut le voir lors des autres miracles, ou même avec la requête de Jairos pour sa fille. Et pourtant ce chef de la synagogue aurait pu, avec supériorité, lui soutirer une guérison sans demande préalable, mais non, au contraire, il se jette aux pieds de Jésus, qu’importe l’honneur et le rang, il est au désespoir ! Et cette femme qui ne sort d’on ne sait où se permet, osons le terme, de violer l’intimité de Jésus !

Mais Jésus ne lui en tient pas rigueur. Car dans la foule, beaucoup de personnes ont touché Jésus, volontairement ou involontairement, mais cette femme était animée d’un désir profond et c’est cela qui a fait la différence. Sans sa foi, aucune force ne serait sortie de Jésus.

Il n’est pas toujours aisé d’accepter de se laisser bouleverser, toucher, mais bien souvent, cela ouvre des possibles, mais comme ces possibles sont également de grands inconnus, nous préférons ne pas nous risquer dans le contact, et pourtant…

 

Prière

Il m’a marché sur le pied – Michel Quoist

« Il m’a marché sur le pied.

Je l’ai regardé furieux,

Il m’a regardé ennuyé.

Et puis, Seigneur, j’ai pensé que ce n’était pas pour rien que nous sommes sortis  tous les deux sur le pas de notre porte.

Puisqu’il a donné, je veux lui ouvrir en souriant.

J’ai souri,

Il a souri,

Et nous sommes partis sur cette poignée de main.

Merci Seigneur de l’avoir rencontré. »

Oui, Seigneur, nous voulons te remercier pour toutes ces rencontres que nous allons faire durant ces 3 jours de synode, rencontres ou retrouvailles en vue du partage. Donne-nous d’être attentifs à ceux qui nous entourent, même s’ils nous marchent sur le pied et peut-être surtout s’ils nous marchent sur le pied.

Béni cette journée, ce synode, et inspire-nous dans les décisions que nous allons prendre.

Amen.

Et comme nous remettons tout entre les mains du Seigneur, je vous invite à chanter :

Chant: JEM 134 – Lui, dans ses mains

 

Envoi

Il est temps de se mettre au travail, avec nos voisins, nos voisines, connus ou à découvrir.

 

Bénédiction

Que Dieu nous donne l’inspiration dans  notre travail. Que nos sens soient en éveil afin que la vie soit au cœur de nos débats. Et que nous nous laissions interpellés, touchés, comme Jésus a été touché par la veuve, par sa misère, par sa foi. Et comme la veuve, prenons conscience de la puissance de Dieu en nous. Bon synode. Amen.

 

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