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Ca sert à quoi… d’avoir un projet – 9 octobre 2016 – travail de groupe sur projet de vie 24 janvier 2017

Classé dans : Prédications — pastourelle @ 11 h 54 min

Luc 17, 11-19

Ils sont 10, ils sont lépreux, compagnons de misères, clan d’impurs, qui ne peuvent se laisser approcher, qui doivent faire attention pour ne pas se mêler au peuple, de peur d’une contamination à grand eéchelle.

Ils sont 10 et ils ont beau être lépreux, ils l’entendant la rumeur: un homme, un prophète est en route pour Jérusalem et il a déjà effectué quelques guérisons. C’est peut-être une chance pour eux. Il faut qu’ils arrivent à se faire voir, ou entendre: c’est lui, il arrive. Impossible de l’approcher à cause de la lèpre… il faut une distance de sécurité. Alors, il faut crier, l’appeler: « Oh, oh, Jésus, maitre, aie compassion de nous! ». A priori, pas besoin de lui demandé une guérison, il va bien voir de lui-même pourquoi il doit avoir compassion d’eux! C’est assez visible!

 

Et là, Jésus leur parle, il ne fait fait, il ne fait que leur parler en les plaçant sous la loi. C’est étonnant que Jésus les place sous la loi, lui qui n’a de cesse de démonter petit à petit cette loi , en particulier lorsqu’il s’adresse aux pharisiens. Mais les placer sous la loi en allant se présenter aux prêtres c’est aussi une façon d’être réhabilité socialement: les autres pourront enfin attester de la guérison, alors que le lépreux, il n’a pas besoin de cela, sa guérison, il la ressent intérieurement.

 

Alors, ils sont 10, 10 à se précipiter chez le prêtre pour être déclaré purs. Mais c’est sur le chemin que leur guérison les saisit. Ils ne sont pas encore arrivés auprès du prêtre qu’ils se savent guéris. Leur quarantaine prend fin.

Ils étaient 10 lépreux, ils sont maintenant 10 à bientôt être réintégrés dans le peuple.

Mais ils ne sont que 9 à atteindre le prêtre pour que la purification rituelle leur soit accordée. Se sont-ils rendus compte qu’ils n’étaient que 9 ou leur nouvelle identité, liberté leur ont-elles fait oublier leurs compagnons de misère, témoins d’une période honteuse de leur vie.

 

Et il est seul face à sa guérison. Seul à stopper nette sa course vers le prêtre, vers la loi. Il n’a pas besoin de lui pour constater sa guérison, pour se sentir pur.

Alors, il décide de retourner vers celui qui est à l’origine de tout cela: Jésus, le maitre. Cette fois, il peut s’approcher de lui, et il se jette à ses pieds. Il déclare sa foi en rendant gloire à Dieu.

Oui, il se retrouve seul face à Jésus. Il ne veut plus se placer sous la loi, mais il veut vivre libre sa foi. Libre, mais pas seul, il veut être le compagnon de Jésus, celui-ci l’envoie. Alors le samaritain devient enfant de Dieu, envoyé par Jésus… De lépreux qu’il était, il devient disciple!

 

Cet homme prend sa vie en main et ne se laisse plus dicter ses actes par la loi.

Et bien, j’ai envie de me servir de l’histoire de cet homme pour vous demander quelle vie de foi vous avez choisi. Vous allez me dire que la foi ne vient pas de nous, c’est un don de Dieu. Certes, mais en répondant à cet appel, les répercussions dans nos vies sont importantes et nos choix de vie sont inspirés.

Dans une communauté, tous ces projets et choix de vie cohabitent et avec nous tous, il faut réussir à avancer malgré nos différences. Les choix de vie de la communauté dépendent de nous et ensemble nous sommes aujourd’hui dans une réflexion sur notre projet de vie. Nous vous avions déjà interrogé à ce sujet en vous demandant: pourquoi vous aimiez votre Eglise, ce que vous rêveriez y vivre et enfin ce que vous étiez prêts à faire pour votre communauté… pour le service du Seigneur.

Aujourd’hui, nous revenons vers vous pour aller un peu plus loin. Nous vous l’avions dit: le projet de vie n’est pas uniquement du ressors du conseil presbytéral car il s’agit de notre projet de vie. Alors, nous vous mettons à contribution, une nouvelle fois, durant ce culte… maintenant… Vous n’étiez peut-être pas venu pour travailler… et bien c’est raté car nous avons besoin de vous pour penser notre Eglise d’aujourd’hui et imaginer notre Eglise de demain.

 

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